Bienvenue dans la blogosphère. Depuis deux semaines, Nord Eclair a son blog politique. A l'instar de son grand-frère, La Voix du Nord, qui a déjà quelques blogs (VDN off, celui de la locale de Villeneuve d'Ascq, pour ne citer que ceux que je lis régulièrement), le quotidien livre désormais billets et "décryptages" sur les élections régionales : Clic droit, Clic gauche, le blog politique de la rédac' (Sébastien Leroy et Florence Traullé,...pour l'instant). Il fallait ajouter Clic centre, référence à l'héritage démocrate-chrétien du titre.
Pendant que j'y suis, j'apporte mon petit écho à ce fameux comité de salubrité régional, né lui aussi fin janvier et sous-titré: Une autre lumière sur la campagne des régionales 2010, qui a déjà fait couler beaucoup d'encre numérique, et qui m'a mis en lien (ainsi que celui de son Altesse Cobertissime entre autres). J'aime pas trop le titre, mais les mystérieux instigateurs ont certainement déjà encouru le même reproche. Recherche au sein de la pieuvre Facebook et ses amis. Verdict non définitif : un comité dont certains "amis" penchent à droite, avec des noms comme Yannick Descamps (UMP), Eric Portejoie (RPR, FN), Philippe Duez (ancien journaliste, CDS, Borloo, Nouveau Centre),....
Naturellement, tout cela reste au niveau de l'hypothèse, tant il est facile de brouiller les pistes et égarer les recherches. Pour l'exégèse et les considérations lexicologiques et sémantiques censées fournir indices et déductions, on se reportera à Dailynord ou au journal de Geed (J-F "Conan Doyle" Garsmeur). Si je comprends bien, il s'auto-détruira le 22 mars, lendemain du deuxième tour. Ah oui, le comité avait mis l'ami Marc Vasseur quelques jours puis l'a retiré ! Trop Europe Ecologie, le Marc ? Ou trop engagé tout court ?
Marine Le Pen sur BFM TV, chez Olivier Mazerolle. On l'interroge sur les régionales. La future numéro un du Front National en profite pour tacler le pouvoir socialiste sortant dans le Nord- Pas de Calais où elle se présente et en rajoute quelques louches dans les chiffres : 50 % d'augmentation des embauches de personnel au conseil régional, un "palais" - hôtel de région - pour Monsieur Percheron de 180 millions d'euros "pour l'instant".
Pour ce dernier, j'en été resté à une centaine de millions après que l'actuel président ait raboté le projet du précédent (Michel Delebarre). C'est vrai que l'on pourrait aisément hausser un sourcil au vu de certaines factures salées ou organigrammes étoffés... M'enfin, de là à tout multiplier par deux !
Ou l'art de noircir ce qui n'est pas tout blanc...
Ainsi donc, ce serait le grand amour entre le patron de Versailles et les socialistes régionaux ? Les commentateurs de la blogosphère ont bien remarqué le renvoi d'ascenseur entre Daniel Percheron et Jean-Jacques Aillagon. Le premier apporte une coquette subvention au second pour lui permettre de restaurer une statue de son royal Château. Bigre ! 85 000 euros tout de même. Ministre de la culture de J-P Raffarin il y a quelques années, J-J Aillagon, UMP versant chiraquien, avait paraphé la décision d'installer une antenne du Louvre à Lens, le grand-oeuvre de monsieur Percheron qui verra le jour en 2012.
Mais, presque la même année, c'est un autre de nos socialistes qui s'était fâché tout rouge avec le même Jean-Jacques Aillagon. Qui s'était permis - horresco referens - de visiter le musée Matisse du Cateau-Cambrésis sans en alerter Bernard Derosier, le susceptible président du conseil général du Nord, principal subventionneur de l'équipement culturel. Il faut ajouter que le ministre se faisait tirer l'oreille pour donner les sous de l'Etat - plus d'un million d'euros - et aider le musée à l'acquisition de deux toiles du grand peintre.
Xavier Bertrand, le patron de l'UMP, a appelé Thierry Lazaro dimanche après-midi. On peut croire que c'était pour parler de cette maudite liste aux régionales dans le Nord et de la défection du secrétaire départemental de l'UMP. Mais problème de timing. "J'ai voulu le rappeler, c'était un numéro masqué", a déploré Lazaro sur le plateau de France 3 N-PdC. Xavier, vengeur masqué, si tu lis, rappelle-le, va.
On l'a dit, le prochain congrès fédéral de l'UMP dans le Nord sera à couteaux tirés, et la lame de Thierry Lazaro particulièrement affûtée (voir billets précédents). Et pourrait rappeler celui du RPR à Lesquin il y a une douzaine d'années, quand Colette Codaccioni avait été démise de ses responsabilités à l'occasion d'une assemblée houleuse. L'ancienne tête de liste aux régionales dans le Nord (1998) en avait versé quelques larmes, pas forcément de crocodile, dans le marigot.
Mais déjà les pronostics vont bon train quant à un éventuel remaniement, on dira reprise en main, des instances fédérales nordistes, en particulier le poste de secrétaire départemental actuellement occupé par...Thierry Lazaro. On parle de Sébastien Leprêtre, le maire de La Madeleine, proche de Thierry Lazaro, ou de Bernard Gérard, député-maire UMP de Marcq-en-Baroeul, assisté de Brigitte Astruc, conseillère régionale sortante et adjointe à Lambersart.
Ce qui est amusant dans le retrait fracassant de Thierry Lazaro de la liste UMP/Nouveau centre dans le Nord-Pas de Calais, - le jour même du gong de départ de la campagne UMP au niveau national - c'est qu'en termes de mandat, il ne perd rien.
- De toute façon, vexé de laisser la première place à son adversaire Nouveau Centre, touché par le cumul, " il aurait démissionné une fois élu " confie ce colistier. Peu de chance qu'il eût choisi de siéger à la région, ce qui le condamnait à végéter derrière Valérie Létard dans l'opposition au pouvoir socialiste, et à ne pas pouvoir faire valoir un quelconque leadership à la prochaine échéance. Quasiment un mandat pour rien.
- Le député-maire de Phalempin aurait voulu faire parler de lui qu'il ne s'y serait pas pris autrement. Ira-t-il jusqu'à la constitution d'une liste dissidente d'ici le 15 février date limite de dépôt, en rameutant les déçus, les relégués et les oubliés de la liste d'ouverture concoctée par les "copinocrates", Marc Daubresse, Francis Decourrière, et Jacques Vernier, le triangle fort de l'UMP. " Encore jouable ". Ouais, mais sacré coup de poker.
- Il sait qu'il a été désigné par une assez large majorité de militants à l'automne dernier pour ce même leadership et il compte bien retrouver cette même confiance à l'occasion d'un vote fédéral, a-t-il déclaré juste après son retentissant claquage de porte. On espère pour lui que les militants nordistes seront toujours du même avis. Sinon il deviendra un "gaulliste indépendant". On songe à Villepin, lui aussi sur les mêmes brisées*...Sérieusement, on rappellera que Lazaro est surtout devenu copéiste. Et que la droite métropolitaine n'a pas besoin d'un électron libre de plus (Un Vanneste bis, en quelque sorte).
- Un épisode qui montre bien que la droite règle toujours dans le sang ses contentieux d'egos, de parité ou d'ambition. Un seul exemple national, parce qu'il a fait la une récente des journaux : Séguin, qui déserte en pleine campagne des européennes 1999. Ou, ici, Alex Türk, qui refuse de passer sous les fourches caudines de la chefferie RPR en 1992 et se lance dans l'aventure d'une campagne sénatoriale dissidente. Au PS, la bisbille Roman/de Saintignon, pour ne citer qu'elle, procédait presque des mêmes ingrédients - ressentiments, préséance, succession -. Mais la culture socialiste produit toujours des réglements "honorables", à base de vote et d'arrangements, parti parlementaire oblige, y compris dans leurs congrès. Rennes, c'est l'exception. Reims, c'est la confirmation.
- Limite de l'ouverture, aussi. Sarko avait donné le "la" de ce qui devait rénover la politique en débauchant les bonnes volontés (!) dans la société civile et le camp d'en face. Comme le dit Valérie Létard, il y a naturellement des déçus quand on cherche à faire le grand écart entre la Gauche moderne et Philippe de Villiers. Si en plus, on fait une place à une jeunesse socialiste en rupture de ban** ! "Et si Thierry Lazaro appelait Olivier Henno, le patron du MoDem, pour une tit'place ? " se moque mon interlocuteur. Car au PS, les listes sont closes. Et ils ont eu tellement de mal à les boucler.
* Sur les ondes nationales, Th. Lazaro se réfère tout de même à son collègue breton villepiniste de coeur et de raison Jacques Le Guen, comme lui investi par les militants et qui s'est vu imposer la candidate de l'Elysée, Bernadette Malgorn, ancienne préfète longtemps proche de Philippe Séguin...De là à créer des liens !
** Anne-Sophie Taszarek, proche de Marie-Noëlle Lienemann et ex-secrétaire fédérale du MJS 62 mis sous tutelle l'année dernière après la candidature indépendante de Pierre Ferrari à la mairie d'Hénin-Beaumont , qui claque la porte du PS et s'ouvre celles de la liste UMP dans le Pas de Calais.
Débat Percheron-Létard sur France 3 Nord-Pas de Calais. Mais pourquoi s'obstine-t-on à présenter le président socialiste sortant comme un sénateur élu depuis 1983 ? Son premier mandat national date de 1979, comme député européen (ce qui fait plus de trente ans !). De même, Valérie Létard est la fille de Francis Decourrière, ancien député européen lui aussi. Non-dits ? Gentlemen's agreements sur ce qui pourrait troubler, gêner, sinon fâcher ? Chacun dans son camp, l'électeur s'y retrouvera bien.
J'imagine également que l'émission, ma foi intéressante, était (forcément) trop courte pour pouvoir poser toutes les questions nécessaires à se faire une opinion. C'est-à-dire commencer à faire son choix. Tout juste, le débat a-t-il réellement démarré quand on a mis sur la table la fameuse boucle d'essais ferroviaires (voir billet Tactique de fer). De toute façon, la vraie campagne démarre tout juste. On dit que les campagnes courtes sont les plus virulentes.
Ca flottait, maintenant ça tangue dans les rangs de l'opposition lilloise. Après Isabelle Baert, qui a décidé de quitter le groupe d'opposition au conseil municipal de Lille, c'est Danielle Cattelin qui annonce rejoindre les rangs des non-inscrits. Le tout sur toile de fond des listes régionales UMP/NC si ardues à dresser... et à faire avaler à ceux et elles qui se retrouvent relégué(e)s e n position inéligible.
Toutes deux reprochent à leurs collègues de ne pas...s'opposer et privilégier les jeux d'appareils et leur équation personnelle. En fait, c'est toute la droite nordiste qui est touchée par ce mauvais vent de désunion et de luttes intestines. A droite, à Lille, ça tombe comme à Gravelotte. Sébastien Huyghe banni, Loïc Lesserre décédé, et maintenant deux conseillères de moins. A ce train,...on se demande qui va s'opposer à la maire de Lille ? Pas grave, on remplace les défections et on balaie la poussière des petites phrases sous le tapis. Mais que tout cela a un air d'amateurisme.
Un problème de moins à gérer pour Titine de Fer (mais était-ce un problème ?), aux prises avec d'autres dossiers quelque peu plus épineux : Georges Frêche en Languedoc-Roussillon, une audition sur l'affaire de l'amiante, un PS à motiver, des Verts à apprivoiser. Et bien d'autres encore.
Un cran au dessus à l'UMP du Nord où la constitution de la liste pour les régionales fait de plus en plus de remous. Le député-maire UMP de Phalempin, actuel deuxième de la liste, n'en démord pas et propose purement et simplement de se retirer au profit d'autres co-listiers, également victimes d'ostracisme selon lui (on remarquera le nom de Sébastien Leprêtre, le maire de La Madeleine) et qu'il souhaitait promouvoir. Mécontent, Thierry Lazaro, çà oui, et il tente ainsi une sortie par le haut faisant de son "sacrifice" un eventuel tremplin (voir billet : Génération Lazaro). Visiblement, les négociations au sommet de l'UMP n'aboutissent pas et l'agitation des arrières-cuisines politiques résonne du bruit de la vaisselle cassée. Ces dernières semaines, les réunions de conciliation ont tourné vinaigre, et lui et Jacques Vernier*, maire de Douai et l'un des patrons de l'UMP dans le Nord, ont même échangé des propos qui tenaient plus de l'algarade que de la stratégie électorale.
Dans son communiqué, Thierry Lazaro précise "... Si ma proposition est retenue, j'y verrai un signe de confiance de la part de mes pairs. A défaut, restant néanmoins candidat, je constaterai un geste de défiance auquel il m'appartiendrait de repondre en conséquence ». C'est carrément la menace d'une liste concurrente qui re-surgit. Mais peut-il encore aller jusqu'à une telle extrémité ? Ou bien a-t-il concentré sur sa personne les animosités qui travaillent son camp ? L'après-régionales sera de toute façon agité à l'UMP du Nord. Réglement de comptes en ligne de mire.
Quoiqu'il en soit, cette droite nordiste est une fois de plus divisée - ou plutôt mal unie - et la liste définitive, emmenée par Valérie Létard Nouveau Centre, pourrait, selon les dires de certains, être ratifiée à l'Elysée.
* Jacques Vernier s'apprête donc à entamer un nouveau mandat de conseiller régional. Il fut élu pour la première fois en 1986 - d'ailleurs tête de liste pour le Nord - jusqu'en 1990. Puis revint au sein de l'assemblée régionale en 1998.
Ca cogite à l'UMP pour finaliser la liste des régionales dans le Nord. Emmenée comme l'on sait par la secrétaire d'Etat Valérie Létard, Nouveau centre, devant Thierry Lazaro, député-maire UMP de Phalempin. Quelques noms filtrent dans le brouhaha qui entoure la constitution de cette liste (voir billet : Génération Lazaro). Mais aussi : les conseillères régionales sortantes Jacqueline Gabant, opposante à Dunkerque, et Brigitte Astruc, proche de Marc Daubresse député-maire de Lambersart, Laurent Degallaix, adjoint de Dominique Riquet à Valenciennes, le lillois Thierry Pauchet, du Nouveau centre, Florence Bariseau, opposante à Villeneuve d'Ascq, Françoise Hostalier députée UMP et conseillère régionale, Martine Flinois-Decocq, adjointe à Wasquehal, et, toujours sous réserves, Brigitte Mauroy, conseillère d'opposition à Lille (Gauche moderne). Mais tout peut encore être remis en cause si vite...
Subtilité du président socialiste Daniel Percheron (toujours dans L'Express Nord-Pas de Calais) quand il cite Dominique Riquet, maire UMP de Valenciennes, et ancien conseiller régional, comme étant l'adversaire politique qu'il respecte le plus. De quoi jeter le trouble chez sa challenger pour les élections régionales, Valérie Létard (encore !), Nouveau Centre/UMP, elle-même adjointe de Dominique Riquet et présidente de la communauté d'agglo de Valenciennes-Métropole. Dans le même hebdo, Martine Aubry, maire de Lille avait, elle, cité ...Jean-Louis Borloo (voir billet : Son meilleur ennemi/ 17/06/2009).
A droite, Sarkozy triangule avec des idées et des symboles/grandes figures historiques. A gauche, on triangule avec des personnalités et des adversaires politiques. Tactiquement, c'est fin : cette posture d"'ouverture" et de respect renforce l'emprise des pouvoirs socialistes locaux comme leur volonté et leur capacité de gouverner avec le centre. (voir aussi billet : Tactique de fer/14/01/2010).
Voilà. C'est ce que l'on pourrait comprendre quand on regarde un site de soutien à la candidate Nouveau Centre/UMP : http://valerieletard2010.wordpress.com/ (c'est Caspal Bocert qui me l'a signalé). Que voulez-vous, ma chair est si faible. Je précise que je n'ai donné aucun accord et que, d'ailleurs, je n'ai et ne veux pas en donner : liberté de la blogosphère, etc...etc....et que je ne soutiens personne. Sauf ma Minette qui fait un malheur dans la matousphère du quartier. Et puis, ça fait des clics ! Visiblement, ils n'ont pas lu tout ce que j'avais écrit sur leur figure de proue. Ou ce qui va bientôt paraître. Trop drôle. Pas rancuniers, en fait. Je sens qu'il va y avoir des commentaires...
Ca flotte à l'UMP. Thierry Lazaro, le secrétaire départemental et député-maire de Phalempin, joue les prolongations* et vient de délivrer un message fort aux instances de son parti. Lui qui digère mal avoir été relégué en seconde position derrière Valérie Létard, du Nouveau centre, comme tête de liste dans le Nord, veut maintenant caser ses poulains - des trentenaires, parfois moins, une vraie pépinière - en position éligible sur la liste. Et plaidera leur cause carrément auprès de Xavier Bertrand, le chef de l'UMP, demain lundi. " Ca passe ou ça casse" a-t-il conclu dans une conférence de presse, ce qui en dit long sur sa détermination.
Principaux visés, les caciques de l'UMP nordiste - Jacques Vernier, le maire de Douai, patron du parti dans le département, avec qui les rapports sont devenus exécrables, Marc Daubresse, le député-maire de Lambersart, et secrétaire adjoint de l'UMP, avec qui les relations ont toujours été méfiantes - qui entendent dresser eux-mêmes leur liste.
On sait qu'à droite, la tentation du rajeunissement est souvent à l'oeuvre. Conflit de générations ? Certes. Similitude à l'échelle d'un département avec ces rénovateurs qui avaient contesté la hiérarchie de leurs partis respectifs ( Chirac, Giscard, Veil,...) il y a une vingtaine d'années ? Bien sûr. Mais on peut y voir aussi les premices d'un camp et de l'un de ses relais locaux en vue d'une future bataille que l'on devine décennale. Thierry Lazaro vient de rejoindre il y a quelques mois Génération France, le club de Jean-François Copé, qui préside le groupe parlementaire UMP à l'assemblée nationale et dont les ambitions suprêmes pour après 2012 sont désormais affichées. Et qui aura besoin de toutes les bonnes volontés.
* " Ces élus de salon qui veulent faire la révolution en charentaises "...
Il doit respirer, Pierre Mauroy. Le voilà enfin lavé des accusations qui l'avaient mené dans le bureau d'un juge d'instruction pour un emploi fictif finalement jugé authentique, celui de sa collaboratrice Lyne Cohen-Solal (voir VDN et NE). Une procédure feuilletonnesque qui durait (presque ) depuis la promulgation du Code pénal (les faits dataient de 1992). Les juristes auront sûrement l'occasion de se pencher sur l'ordonnance de non-lieu.
Il n'aura donc pas besoin de rester sénateur (y avait-il d'ailleurs sérieusement songé ?) pour continuer de bénéficier des immunités attachées au mandat de parlementaire. Cela dégage un peu le paysage politique à gauche et pourrait bien sonner le début d'un grand jeu de chaises musicales dont nous serons amenés à reparler (on en a pas mal parlé déjà...). "A moins que ce ressort retrouvé ne lui inspire de nouvelles aventures ! " plaisante un pote journaliste.
On lira avec intérêt " Le système Percheron" dans L'Express Spécial Nord-Pas de Calais de ce jour. Sous la plume de Jacques Trentesaux qui a demandé à Pierre Mauroy ce qu'il pensait du président du conseil régional. La réponse est pour le moins...à double entrée. L'ancien maire de Lille ne répond-t-il pas : "...il est imprégné de lectures révolutionnaires. Au sein de la fédération socialiste du Pas de Calais, il tranchait. " Dans tous les sens du terme...Allons bon, Perch ', ancien prof d'histoire connaît sur le bout des ongles la période de la Convention (et quelques autres), celle de la Terreur, aussi ?
En lisant, il m'est revenu une anecdote peu connue sur Daniel Percheron. 16 mars 1974. Congrès fédéral de Lens. Quand Guy Mollet voulut gifler celui qui contestait publiquement son autorité et ses décisions et s'installait aux manettes de la fédé-eldorado en passe de devenir une pièce maîtresse du système Mitterrand des années 70. L'alerte prof d'histoire esquive la main vengeresse de l'ancien prof de lettres, encore maire d'Arras, excédé par les chicanes de son interlocuteur sur le mode de désignation des socialistes aux prochaines sénatoriales, et qui s'en va souffleter...André Delelis, le député-maire de Lens. "Le congrès se fige dans un silence glacial", rapporte Denis Lefebvre dans son livre : Guy Mollet, le mal-aimé - Plon, 1992, p.532.
Hier soir, pour la réunion mensuelle de la République des Blogs au Dracir, près de l'Opéra de Lille, nous étions ...une vingtaine ! Avec le renfort sympathique de Jacques Rosselin, le fondateur de l'hebdo Vendredi, une idée de web-to-paper, c'est-à-dire un agrégateur de blogs du monde entier (dont l'expérience s'arrête malheureusement), et de militants d'Europe Ecologie. Beaucoup d'animation en tout cas, quelques coups de gueule et pas mal de réflexions intéressantes et rigolotes. René Foulon, le père de l'initiative, était sur un petit nuage. De quoi faire monter - enfin - la moyenne de la participation. Excellent début d'année à cette coterie, non, cette franc-maçonnerie, non, non, ce club,... encore moins,... enfin cette bande informelle de bloggeurs et de fondus du web. A propos, Bonne Année !
Numéro 20. Elle cogne toujours : j'en connais plein qui ne vont pas aimer. La Brique est dans les bacs (brigade anti-criminalité...). Au sommaire : un dossier sur la prostitution, et les habituelles chroniques de lutte.
Ginette Dhénin-Verbrugghe et Jeanine Marquaille à La Voix est libre sur France 3 Nord-Pas de Calais. Deux victimes de l'assiette au beurre politique dans la course des régionales de mars prochain. La première chez Europe Ecologie, la seconde chez les socialistes. " Violent, dur cruel", "trop vieille", "...Je me sens un peu exclue de la grande famille" confesse la première qui avait quitté ses engagements lillois pour lutter contre le cumul. Quand la concurrence entre courants et chapelles socialistes a eu raison de celle qui a rejoint le courant de Benoît Hamon. Plutôt dissuasif pour tous les candidats à l'élection. Toutes deux signent deux mandats consécutifs et des responsabilités de vice-présidente (relations internationales et transports), correctement assumées si j'en juge leurs bilans respectifs et leur connaissance des dossiers. Normal, peut-on dire. Rajeunissement et renouvellement, avancera-t-on. "Au moins, ils savent ce que c'est que chercher du boulot" entend-on, non sans raison.
Mais cela relance le débat sur le statut de l'élu, corollaire nécessaire à une limitation des mandats. Et l'aveu de Ginette Dhénin-Verbrugghe, contrainte de retrouver du travail à 58 ans, confirme l'urgence d'une telle mesure.
Le chiffre de 580.000 étrangers entrés en France depuis trois ans était sur la table d'Arlette Chabot." ...Tous les trois ans une ville comme Lille entre dans notre pays. " a martelé Marine Le Pen hier dans le débat A vous de Juger, qui opposait Eric Besson, le ministre de l'immigration et la fille de Jean-Marie Le Pen, par ailleurs engagée dans la campagne des régionales en Nord-Pas de Calais. La référence à Lille est certes volontaire. Sauf que Lille compte jusqu'à plus ample informé...225 000 habitants. Marine Le Pen n'a pas mis dans le mille. Elle qui lorgne sur le beffroi d'Hénin-Beaumont - 26 000 âmes, à la louche, hein ! ... - songe-t-elle à émigrer sur Lille un jour. A moins qu'elle ait anticipé une grande fusion avec les communes voisines ? Allez savoir.
"The outlook is negative". Perspective négative. C'est l'appréciation délivrée le 23 décembre dernier par l'agence Standard & Poor's sur les finances de la communauté urbaine de Lille Métropole. Et qui confirme la précédente d'octobre 2008, juste après la signature du contrat de partenariat public privé pour la construction du grand stade.