LE PS ENTRE DECOMPOSITION ET RESURRECTION

Par Marc Prévost :: 14/01/2011 à 16:23 :: Région

Le spectre d'un 21 avril bis semble faire son chemin chez les grosses têtes socialistes. Ainsi cette réflexion d'un des connaisseurs de son parti les plus patentés, Daniel Percheron, sénateur et président du conseil régional Nord Pas de Calais à Martine Aubry, maire et première secrétaire du PS (rapporté par Le Point à l'occasion de voeux de début d'année, le 6 janvier précise l'hebdo) pour tenter de conjurer le mauvais sort. "Si le PS ne désigne pas son candidat dans les trois mois, il va se décomposer..." Et les deux interlocuteurs de se faire peur en évoquant un nouveau 21 avril (voir billets: Hénin, Le Pen, le lab, et Mélenchon se déballe, du 06/01/2011, c'est un hasard !). Une saynète de genre qui résume assez bien la situation du PS.

Monsieur Percheron ne dit pas quel est le meilleur candidat, ni celui qui aurait ses faveurs, mais, puisque DSK reste "fixé" à Washington et que Martine Aubry et le PS avancent l'échéance de la rentrée pour la désignation finale... Reste François Hollande*.

Un choix qui rejoindrait alors celui de Bernard Derosier, le patron du conseil général du Nord qui, lui, a clairement annoncé ces jours-ci sa préférence en se déclarant pour l'ancien premier secrétaire du PS. Si l'on ajoute la moue indécise d'un Pierre Mauroy (voir billet: Byzantin du 10/01/2010), on se dit que la perplexité reste à l'oeuvre chez les élites socialistes nordistes.

* Le président du conseil régional Nord-Pas de Calais n'a jamais nourri d'allégeance particulière à l'égard de Ségolène Royal, son homologue du Poitou. Doux euphémisme.

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