MOTS SADO MASOS

Par Marc Prévost :: 29/12/2010 à 19:04 :: Région

Martine Aubry exprime la totale solidarité du PS avec les deux journalistes otages depuis un an en Afghanistan - Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier - ...", alors qu'ils exerçaient leur métier d'observation et d'analyse avec professionnalisme et responsabilité, au service de l'information des Français". La patronne du PS ajoute même : " Je veux aussi penser à tous les journalistes emprisonnés ou menacés tout simplement parce qu'ils font leur métier." Pour quelqu'un qui n'a jamais porté la profession journalistique dans son coeur...voilà un sacré retour de flamme. Y aurait-il des élections à l'horizon ?

Tout le monde connait l'anecdote d'une Martine Aubry, jeune stagiaire à France-Soir et qui se faisait pincer les fesses à la photocopieuse. Ou le fameux : " Il paraît que je vous fouette..." - en parlant de ses collaborateurs au ministère, il est vrai.

A Nord Eclair, et ce n'est qu'un exemple, les journalistes savent ce qu'il leur reste à faire pour mériter de telles louanges de la part de celle qui leur donne régulièrement la fessée (chacun son tour...). Dernière en date : le vrai-faux droit de réponse difficilement justifiable à propos d'un article relatant la position de la maire de Lille sur le boycott des produits israëliens (dans NE du 23/11/2010 - voir commentaires du billet Bulletin interne, 20/11/2010), et d'une violence rare*.

Ou celui qui mettait en cause un article de NE qu'elle jugeait outrageant sur ses relations avec Pierre Mauroy et des propos présumés tenus par elle, ce qu'elle a démenti catégoriquement - avec menace de poursuites à la clé (NE - 28/03/2006). Entre ces deux périodes, une longue histoire de fureur et de mépris entre elle et la "corporation". Je t'aime, moi non plus...on est carrément dans un registre sado maso.

Quand on écrit le nom de Martine Aubry dans un article, et si l'on veut s'attirer ses bonnes grâces, il faut le faire pieds et poings liés...

* Même le SNJ, majoritaire à la rédaction de NE, s'est ému (communiqué du 30/11/2010) d'un tel précédent assorti d'une telle véhémence, à laquelle s'ajoute une méconnaissance par le journal des règles formelles du droit de réponse. "Quelle mouche a donc piqué la direction de Nord Eclair ?" Jamais l'expression "être à la botte" n'a trouvé meilleure illustration.

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